Nouvelles du début de printemps
avril 14, 2023

Quelques observations intéressantes ont eu lieu sur la ferme ces dernières semaines.

L’inondation de la prairie bordant le canal du Moulin a offert un habitat d’hivernage pour deux Bécassines sourdes et plusieurs Bécassines des marais. La Bécassine sourde est une espèce très rarement observée dans la Drôme, et le Grand Laval est, depuis l’an dernier, le seul site d’hivernage connu dans le département.

Ces zones humides ont également un effet attracteur pour les migrateurs des zones humides : pas moins de trois Gorgebleues à miroir ont été observées en tout ces derniers jours !

Un migrateur peu courant et que nous attendions depuis longtemps sur la ferme, le Merle à plastron, a stationné dans le nouveau verger d’abricotiers le 2 avril.

Au rayon des observations inattendues, un mâle de Cerf a traversé tranquillement la ferme en plein jour le 20 mars : nous ne l’avions encore jamais observé ici ! Il ne s’aventure pas fréquemment dans la plaine de Valence, mais ce type d’observation indique la possibilité d’échanges entre les populations du Vercors et du massif Central.

Nos brebis sont bien gardées : après plusieurs attaques d’un troupeau voisin non gardé, un loup a été levé par hasard lors d’une battue dans un boisement voisin. Nous n’en avons pas eu de trace sur la ferme.

Une belette fait également régulièrement des apparitions devant l’un de nos pièges photos … à la nage !

Autre belle nouvelle : après l’observation d’un adulte cet automne, le Crapaud calamite a de nouveau été contacté sur la ferme le 4 avril. Nous espérons que les nombreuses nouvelles mares vont permettre à cette espèce de se sentir de nouveau comme chez lui sur la ferme.

Quelques heures de recherche des araignées fin mars a permis de trouver deux nouvelles espèces pour le département de la Drôme : Phrurolithus festivus et Trochosa hispanica. Cela porte à 85 le nombre d’espèces d’araignées actuellement connues sur la ferme.

Enfin, une grande libellule nomade, l’Anax porte-selle, originaire d’Afrique mais dont on trouve de plus en plus d’individus venant se reproduire en France, a fait un passage sur la ferme le 29 mars, dans un contexte d’afflux sans précédent en France ces dernières semaines.

La saison printanière est aussi celle de tous les stress pour Elsa et Sébastien. Le gel a eu raison d’une partie des abricotiers. L’envolée des prix d’abattage et de découpe pour les agneaux met en péril la rentabilité de l’activité. Surtout, la pluviosité très faible continue de nous inquiéter. Depuis janvier, il n’est tombé que 70 mm, contre environ 400 mm une année normale sur cette période.

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